Le cannabidiol (CBD pour les intimes) a vu sa popularité grimper en flèches ces derniers temps. Cependant, il ne faut pas croire tout ce qu’on entend à son sujet : il existe de nombreux mythes et idées reçues sur le CBD. Voyons en ensemble quelques-uns…

#1 : Le CBD endort

Certaines études attribuent un effet sédatif au cannabis à dominante CBD (contenant donc également du THC), mais le CBD en lui-même n’en a aucun. En fait, c’est même l’inverse : il contrebalance certains effets du THC comme la tendance à la léthargie et retarde l’endormissement. Lors de tests pratiqués sur des adultes en bonne santé, même de très hautes doses de CBD pur (comme 600mg en une seule prise) n’ont pas produit d’effets sédatifs. D’où vient alors cette idée reçue ? Probablement du fait que les variétés de cannabis contenant une forte proportion de CBD contiennent aussi beaucoup de myrcène, un terpène potentiellement sédatif…

#2 : Le CBD est-il efficace à très petite doses ?

Le microdosage est une pratique relativement courante lorsqu’il s’agit d’utiliser des substances actives à usages médicaux. Mais est-il adapté au CBD ?

A doses égales, on peut observer que ce dernier est beaucoup moins puissant que le THC : des études ont montré qu’un patient montrant des signes de soulagement pour des douleurs ou de l’anxiété avec 3 à 5 milligrammes de THC aurait besoin de 30 à 200 milligrammes de CBD pour obtenir des effets similaires. D’ailleurs, lorsque l’on utilise le CBD dans le cadre médical (pour traiter la schizophrénie et l’anxiété par exemple) les doses sont toujours de plusieurs centaines de milligrammes. Cependant, certains ont affirmé se sentir plus alertes, plus concentrés et avoir les idées plus claires après des doses de seulement 2 à 20 milligrammes, ou quelques inhalations de cannabis à dominante CBD…

L’explication tiendrait dans la réponse différente de chaque organisme à cette substance, et dans la plus grande  « résistance »  des personnes consommant du cannabis quotidiennement.

huile de cbd

#3 : Le CBD est une substance non-psychoactive à usage médical, alors que le THC est récréatif.

Le CBD est reconnu comme une substance « non-psychoactive.

Mais ce n’est pas aussi simple : il est aussi connu pour ses effets antistress, antipsychotiques, anti-fringales…  Il est donc bien « psychoactif », dans le sens où il impacte la psyché, mais il n’altère pas les capacités cognitives. Faut-il alors le réduire uniquement à un usage médical et exclure tout aspect récréatif ? Tout dépend de ce que l’on entend par là…

Si ce terme embrasse seulement les longs fou-rires et les discussions philosophiques entrecoupées de moments où l’on cherche à se rappeler de quoi l’on parlait à l’instant, alors le CBD n’est effectivement pas récréatif. Mais si l’on considère que l’on peut faire tourner un spray ou un vapo entre amis pour simplement se sentir plus détendus en soirée, alors les perspectives sont différentes. Il n’est pas nécessaire d’avoir une maladie grave ou d’être extrêmement anxieux pour apprécier le CBD, y compris dans un contexte social.

#4 : Le CBD​​​​ est légal en France.

Là encore, ce n’est pas aussi simple, car la législation française reste encore floue à ce sujet : le cannabis est légal en France dès lors que son taux de THC est inférieur à 0.2%.

Quant aux produits à base de CBD (e-liquides, huiles, pâtes…), aucune loi n’interdit formellement leur achat ou leur consommation, dès lors qu’ils ne contiennent pas du tout de THC. Disons donc que le CBD n’est officiellement pas interdit (ni officiellement légal d’ailleurs).

Sources :

– Leafly

– Drogues.gouv.fr

– GreenRoads