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Le Temple du CBD français

CBD et test salivaire : ce qu’il faut savoir

test salivaire cannabis

Le marché du CBD est en pleine croissance, et de plus en plus de personnes en consomment sous une forme ou une autre. Mais cette molécule étant tirée du cannabis, peut-elle être détectée lors d’un test salivaire effectué lors de contrôles routiers ? Que risque le consommateur le cas échéant ? De manière générale, peut-on conduire de manière sécurisée après avoir consommé du CBD ?

Voyons cela ensemble.

Le CBD, une substance légale

Il nous faut préciser tout de suite la différence entre le THC et le CBD (cannabidiol). En effet même si ce dernier est issu de plants de cannabis il n’est pas psychoactif, c’est à dire qu’il n’altère pas les capacités d’attention et ne provoque pas de “high”, contrairement au THC. Le CBD ou cannabidiol n’est donc pas considéré comme une drogue et n’est donc pas interdit en France, contrairement au THC. On peut ainsi s’en procurer sous différentes formes (huiles, gélules, e-liquides…) et en consommer en toute légalité sur le territoire français.

Le CBD peut-il rendre positif un test de dépistage salivaire ?

Pour bien comprendre ce qui suit, il nous faut déjà comprendre comment fonctionne un test salivaire. Les modèles de tests de dépistages utilisés par les forces de l’ordre lors des contrôles routiers depuis 2016 se présentent sous la forme d’un petit dispositif, dont une extrémité est à placer dans la bouche de l’individu testé afin d’être mise en contact avec sa salive durant quelques secondes. Le test réagit ensuite à la présence de différentes drogues : le cannabis (uniquement avec le THC), la cocaïne, l’héroïne et les amphétamines. Le résultat est obtenu en une dizaine de minutes et est uniquement qualitatif (c’est à dire que le test est positif ou non, il ne donne aucune indication sur la quantité de stupéfiant consommée). Ces tests peuvent être effectués à n’importe quel moment sur la route.

Ceci en tête, revenons au CBD. Ce dernier n’est pas classé parmi les drogues et ne fait donc pas partie des substances recherchées : les tests de dépistages seront donc négatifs pour un individu en ayant consommé, même très peu de temps avant. Mais attention, il existe tout de même un risque (minime mais réel) qu’après consommation de CBD une personne soit déclarée positive à un test salivaire. Comment est-ce alors possible ?

Rappelez-vous: les tests salivaires réagissent à la présence du THC dans la salive, jusqu’à 6h après consommation ou même davantage chez certaines personnes grosses consommatrices de cannabis. Or, si vous avez fumé des fleurs (ou “têtes”) contenant des traces de THC, il est théoriquement possible que le test y réagisse et affiche un résultat positif.

Quelques précisions importantes cependant: en France, pour être légales, les fleurs vendues doivent avoir un taux de THC inférieur à 0,2%. Si votre produit respecte ce seuil, il n’y a quasiment aucun risque qu’un test détecte des traces de THC aussi faibles, et ceci d’autant plus que votre bouche est constamment “nettoyée” par de nouveaux apports en salive : les éventuels nano-grammes de THC seront vite éliminés…

Aucun risque également avec les produits ne contenant tout simplement aucune trace de THC (huiles, e-liquides, gélules…). Vous l’aurez donc compris, le problème se pose donc uniquement pour les fleurs dont la teneur en THC est mal connue.

Que faire pour consommer du CBD l’esprit tranquille ?

Pour être certain de ne pas risquer un test de dépistage positif, il est crucial de bien vous renseigner sur les produits contenant du CBD lors de l’achat, et toujours privilégier ceux affichant un certificat établissant la teneur précise en cannabidiol, et surtout en THC. Pour la plupart des produits “transformés” (huiles, e-liquides…) la teneur sera de 0% de THC : vapoter du CBD ou le consommer par ingestion ne comporte donc absolument aucun risque de test salivaire positif.

Soyez cependant encore plus vigilants lors de l’achat de fleurs à fumer, car le taux de cannabinoïdes y est plus difficile à mesurer, et certaines fleurs vendues comme “purement CBD” contiennent en réalité un taux de THC supérieur à 0,2% : il est alors détectable lors des tests et… illégal !

Pour ne pas prendre le risque d’être déclaré positif au THC en cas de contrôle anti-drogues, vérifiez là encore la présence de certificats et de garanties établies par des laboratoires attestant que le produit n’excède pas le seuil légal de 0,2% de THC.

Rappelez-vous également que même dans le cas où le test s’avérait positif alors que vous n’aviez consommé que du CBD, vous aurez tout de même la possibilité de prouver à la justice votre bonne foi en effectuant un test urinaire ou une prise de sang : ces dépistages étant quantitatifs, ils établiront que la quantité de THC est tout à fait négligeable et ne mérite pas de sanction.

Puis-je prendre le volant après avoir consommé du CBD ?

Nous l’avons vu, le risque d’être déclaré positif lors d’un tests de dépistage après avoir consommé du CBD est extrêmement faible, et ne concerne que certaines fleurs au taux de THC trop important. Mais est-ce pour autant sans risque de conduire après avoir consommé du CBD ?

Dans une large mesure, oui. Si la loi n’interdit pas la consommation de CBD avant de prendre le volant, c’est car ce dernier n’est pas psychotrope et n’induit donc pas d’incapacité à conduire ou à se concentrer sur la route. Cependant, conduire après avoir ingéré, vapoté ou fumé des quantités importantes de CBD peut tout de même altérer significativement les réflexes d’un conducteur, en raison de l’effet de somnolence qu’il peut alors induire.

Il convient donc d’avoir une consommation responsable : privilégiez les faibles doses si vous savez que vous devez prendre le volant quelques minutes ou même quelques heures après, et ceci d’autant plus si le trajet s’annonce long (car le risque de somnolence est alors accru.). Si malgré cette précaution vous vous sentez un peu léthargique en conduisant, arrêtez vous et faites une pause avant de risquer de vous assoupir, voir buvez un café ou dormez un peu en fonction de la durée de votre trajet.

Conclusion

La molécule de CBD n’est pas considérée comme une drogue et n’est donc pas recherchée lors des tests salivaires. Le risque d’être contrôlé positif lors de ces derniers est donc extrêmement faible et ne concerne que les fleurs : il convient donc d’être certain que la teneur en THC de ces dernières ne dépasse pas 0,2% avant l’achat. Ceci en tête, veillez tout de même à avoir une consommation de CBD responsable, en prenant notamment en compte le risque de somnolence au volant à forte dose.

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